Etude : et si la cigarette électronique était le meilleur moyen de vaincre l’addiction à la nicotine ?

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cigarette électronique

Depuis son invention, il y a environ 20 ans, la cigarette électronique ne s’est jamais vraiment délestée de son côté sulfureux et polémique. En revanche, les études qui s’intéressent à son potentiel dans la lutte contre le tabagisme gagnent chaque année en précision et en pertinence, grâce notamment au recul dont nous disposons aujourd’hui pour nous prononcer sur le ratio risque – bénéfice du dispositif de vapotage dans le combat contre l’addiction à la nicotine. Et si la cigarette électronique était notre meilleur atout contre ce problème de santé publique ?

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La cigarette électronique, jusqu’à 6 fois plus efficace que les substituts nicotiniques classiques

Une nouvelle étude majeure, réalisée par des chercheurs de la Queen Mary University de Londres, s’est intéressée à l’efficacité de la cigarette électronique dans le sevrage tabagique. Pendant six mois, les chercheurs ont suivi 135 fumeurs aux prises avec une addiction sévère à la nicotine. Deux groupes ont été créés : les fumeurs sous substitut nicotinique (patch, gomme ou spray), et les fumeurs qui ont troqué leur cigarette à tabac contre un dispositif de vapotage. Voici un résumé des conclusions de l’étude :

  • 19 % des vapoteurs (groupe « cigarette électronique ») ont pu décrocher totalement de la cigarette à tabac ;
  • Seuls 3 % des utilisateurs des substituts nicotiniques ont pu arrêter de fumer ;
  • Dans le groupe « cigarette électronique », 27 % des participants ont diminué de moitié (ou plus) leur consommation de cigarettes à tabac, contre 6 % dans le groupe des substituts nicotiniques.

Parmi les arguments évoqués par les chercheurs pour expliquer cette « performance » de la cigarette électronique, on citera notamment la conversation du rituel et de la gestuelle associés au fait de fumer. « En règle générale, on estime que 80 % des fumeurs utilisant des dispositifs classiques pour arrêter de fumer ont repris leur consommation un an après l’arrêt. La cigarette électronique pourrait donc être recommandée aux fumeurs dès la première tentative d’arrêt », peut-on notamment lire dans le rapport de l’étude.

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Un constat partagé par des organisations sanitaires d’autorité

Ce constat n’est pas isolé. En effet, de nombreux acteurs de la santé publique sortent de leurs réserves et reconnaissent à la cigarette électronique une certaine utilité dans la lutte contre le tabagisme, à commencer par l’Académie nationale de médecine. En effet, les « Sages » sont plusieurs fois montés au créneau pour critiquer la position de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui campe sur une position hostile à la cigarette électronique quelles que soient les conditions. L’Académie nationale de médecine rappelle que la cigarette électronique a permis à quelque 700 000 Français de vaincre leur addiction au tabac depuis 2012, une performance qu’aucun substitut nicotinique classique n’a réussie. Pourtant, ce sont les substituts nicotiniques qui sont remboursés par la Sécurité sociale. D’un autre côté, Public Health England, l’équivalent anglais de Santé publique France, explique que la cigarette électronique est jusqu’à 95 % moins nocive que la cigarette tabac au regard de leurs compositions chimiques respectives. En effet, la cigarette électronique évite au vapoteur d’inhaler des substances toxiques et potentiellement cancérigènes formés lors de la combustion du tabac. Il s’agit notamment de certains formaldéhydes, du monoxyde de carbone ou encore du goudron.

Les fumeurs qui souhaitent recourir à la cigarette électronique ou à tout autre dispositif de vapotage pour venir à bout de leur addiction au tabac doivent toutefois respecter certaines précautions d’usage :

  • Opter pour des e-liquides à la traçabilité parfaite et recensés par l’ANSEM pour éviter tout risque de produits frelatés ;
  • S’approvisionner chez un revendeur fiable, proposant un vaste choix d’accus et de batteries et proposant un conseil avisé pour trouver le bon dispositif de vapotage ;
  • Ne pas cumuler la cigarette électronique et la cigarette à tabac sur le long terme pour ne pas aggraver son addiction à la nicotine ;
  • Consulter son médecin traitant ou un tabacologue pour trouver la concentration « minimale suffisante » en nicotine.

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