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Santé

Tout savoir sur le métier de kinésithérapeute

Tout savoir sur le métier de kinésithérapeute
Le métier de kinésithérapeute s’avère crucial tant il permet de traiter de pathologies affectant physiquement les différentes zones du corps. Appelée aussi masseur-kinésithérapeute, cette profession permet de combiner connaissances et pratiques médicales, contact humain et manipulations physiques. Mais quel parcours pour devenir kinésithérapeute ? Et quelles missions, concrètement, pour ce métier du domaine de la santé ? Où exercer ?\r\n

Formation initiale au métier de kinésithérapeute

\r\nUn kinésithérapeute étant un médecin spécialiste, son titre nécessite un diplôme spécifique. Il convient, après l’obtention du baccalauréat, de suivre une année dans une filière de santé :\r\n
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  • le parcours d’accès spécifique santé (ou PASS), nouvelle terminologie pour désigner la première année de médecine. Celui-ci est par exemple accessible via
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  • la licence d’accès santé (LAS), c’est-à-dire une licence comportant une mineur Accès Santé
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  • un concours spécifique selon les écoles
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\r\nCes deux types de formation sont par exemple accessibles via l’université ou des institutions comme diploma-sante.fr qui préparent notamment au concours pour étudier la kinésithérapie.\r\n\r\nL’ensemble du cursus dure au total 4 ans et allie connaissances théoriques (ex : anatomie, physiologie) et applications pratiques (stages dans des établissements de santé). Une fois la formation terminée et validée, les étudiants obtiennent un diplôme reconnu par l’État, celui de masseur-kinésithérapeute. Il leur faut alors, comme pour les médecins, s’inscrire à l’Ordre (celui des masseurs-kinésithérapeutes) pour pouvoir exercer dans l’Hexagone.\r\n

Compétences et qualités nécessaires à la formation et au métier de kinésithérapeute

\r\nOutre les connaissances médicales acquises au cours de son cursus, un kinésithérapeute doit faire preuve d’écoute et de compréhension. Au contact de patients parfois en grande souffrance physiologique, ce praticien joue un rôle important d’un point de vue empathique, en plus de la rééducation physique prodiguée à ses patients.\r\n\r\nIl est également important de disposer d’une bonne condition physique. Les longues heures passées debout et les manipulations exercées sur les patients en font une profession intense d’un point de vue physique. L’endurance mentale est également cruciale pour venir en aide à des patients parfois atteints de pathologies lourdes et donc éprouvantes psychologiquement pour ceux-ci.\r\n\r\nTout savoir sur le métier de kinésithérapeute\r\n\r\n

Le rôle du kinésithérapeute

\r\nCe médecin spécialisé a pour mission de restaurer la condition physique des patients souffrant de troubles comme des traumatismes musculaires ou osseux (ex : à la suite d’un accident), des blessures liées à une pratique sportive, les effets d’une maladie chronique (ex : Parkinson) ou du vieillissement. Quelle que soit la cause du problème, celui-ci concerne la capacité à se mouvoir et les capacités dites fonctionnelles du patient.\r\n\r\nIl va donc établir un parcours de soins spécifique au patient et aux affections dont il souffre. Un kinésithérapeute peut ainsi intervenir sur de nombreuses zones comme le dos, la nuque, les membres supérieurs et inférieurs… Après conception du plan de rééducation, le kinésithérapeute passe à la partie pratique à l’aide notamment de massages, manipulations ou encadrement d’une séance où le patient effectue lui-même certains mouvements de rééducation. Le pratiquant dispose pour cela d’une salle et du matériel adapté comme des élastiques, des appareils de sports ou encore des ballons de yoga.\r\n\r\nIl prodigue également des conseils pour ses patients afin de compléter les séances et en prolonger l’efficacité : postures à adopter au quotidien, activité physique à privilégier ou éviter, dispositifs conseillés (ex : fauteuil ergonomique, semelles auprès d’un podologue…)\r\n\r\nL’ensemble de ces pratiques va ainsi permettre au patient de réduire les symptômes de son trouble mais également de le réduire drastiquement voire de le faire disparaître et retrouver ainsi sa mobilité sur le long terme. Dans le cas d’une hernie discale par exemple, un parcours de soins auprès d’un kinésithérapeute peut permettre une intervention chirurgicale lourde et parfois handicapante.\r\n\r\nUn parcours de soins se compose généralement de 10 séances, mais peut se prolonger jusqu’à 30 séances selon l’intensité du trouble physiologique.\r\n

Où exercer ?

\r\nPlusieurs possibilités s’offrent au masseur-kinésithérapeute en termes de débouchés. Il lui est ainsi possible d’exercer au sein de son propre cabinet, seul ou avec d’autres praticiens. Il travaille alors comme médecin spécialiste libéral.\r\n\r\nUn kinésithérapeute peut aussi choisir d’exercer dans des cliniques ou des hôpitaux, davantage synonymes de stabilité professionnelle. Il peut ainsi intervenir dans des services spécialisés comme en rééducation postopératoire.\r\nEnfin, un kinésithérapeute peut aussi décider d’exercer dans des établissements spécialisés. On pensera par exemple aux EHPAD (pour des parcours de soins liés aux troubles causés par le vieillissement), ou centres dédiés aux personnes en situation de handicap (enfants ou adultes).\r\n\r\nFace à la pénurie de kinésithérapeutes, ce métier de la santé au cœur de la rééducation physique demeure essentiel et offre de nombreux débouchés, tant en libéral qu’en salarié ou fonctionnaire. Les kinésithérapeutes doivent cependant souvent faire face à une charge de travail élevée au vu de l’évolution de la demande et se former face à l’évolution des technologies dans le domaine médical.