Burkina Faso : la junte suspend près de 360 associations
Le 15 avril 2026, le gouvernement militaire du Burkina Faso a annoncé la dissolution de 118 associations et organisations de la société civile, interdisant ainsi leurs activités sur l'ensemble du territoire national. (aljazeera.com) Cette décision s'inscrit dans un contexte de renforcement du contrôle de l'État sur la société civile depuis la prise de pouvoir de la junte en 2022.
\nLes autorités burkinabè ont justifié cette mesure par le non-respect de la loi n°011-2025/ALT du 17 juillet 2025 sur la liberté d'association. Le ministre de l'Administration territoriale et de la Mobilité, Emile Zerbo, a exhorté les responsables des organisations dissoutes à se conformer aux dispositions légales en vigueur, sous peine de sanctions prévues par la réglementation. (china.org.cn)
\nCette action fait suite à des mesures similaires prises en juillet 2025, lorsque le gouvernement avait révoqué l'autorisation d'exercer de plusieurs ONG étrangères et suspendu une association locale pour non-respect des obligations légales. (burkina24.com)
\nLes organisations dissoutes incluent des groupes impliqués dans la défense des droits de l'homme, des syndicats et d'autres associations de la société civile. Cette répression accrue a suscité des inquiétudes quant à la liberté d'association et à l'espace civique au Burkina Faso. Amnesty International a qualifié cette dissolution de "flagrant attack" sur le droit à la liberté d'association, soulignant qu'elle est incompatible avec la Constitution du Burkina Faso et ses obligations internationales en matière de droits de l'homme. (amnestyusa.org)
\nDepuis la prise de pouvoir de la junte en 2022, le Burkina Faso a connu une série de réformes visant à restreindre les libertés civiles, notamment la dissolution de partis politiques et la suspension d'organisations de la société civile. Ces mesures ont été justifiées par les autorités comme étant nécessaires pour assurer la stabilité et la sécurité du pays, en particulier face aux défis sécuritaires liés aux groupes armés. (aljazeera.com)
\nEn somme, la dissolution de ces 118 associations par le gouvernement burkinabè reflète une tendance inquiétante de répression de la société civile, soulevant des questions sur le respect des droits fondamentaux et des libertés publiques dans le pays.
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