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Macron ne regrette pas d’avoir soutenu la présomption d’innocence concernant Depardieu et MeToo

Macron persiste et signe : pas de regret d’avoir défendu Depardieu

Dans l’orage social que suscite désormais la moindre allégation d’agression sexuelle, Emmanuel Macron a tenu bon sur ses principes d’état de droit. Aucun regret dans ses propos, comme le démontre sa récente déclaration concernant la défense de Gérard Depardieu dans le cadre de l’affaire mettant en lumière l’acteur dans l’œil du cyclone #MeToo.

Un rejet ferme du « procès public »

Face au phénomène grandissant du « procès public » engendré par la mouvance #MeToo, Emmanuel Macron a pris position en rappelant les fondamentaux de la justice française. « Quel que soit le degré de reprobation morale que nous pouvons avoir, et je le partage, la présomption d’innocence est l’un des piliers de notre système juridique », a-t-il affirmé lors d’un point presse.

Pour le président de la République, chaque individu, quelle que soit sa notoriété ou sa condition sociale, doit pouvoir bénéficier de cette protection juridique jusqu’à la fin d’un procès. Une façon pour lui de rappeler que « la justice ne se rend pas sur la place publique mais dans un tribunal ».

Macron se positionne face à #MeToo :

Macron ne renie pas pour autant la légitimité de la mobilisation #MeToo. Il souligne que la fondation de ce mouvement est nécessaire à la prise de conscience globale des violences sexistes et sexuelles. Cependant, il met aussi en garde : les réseaux sociaux, bien que porteurs de progrès en donnant la parole aux victimes, ne peuvent se substituer aux institutions judiciaires.

Emmanuel Macron, malgré les critiques, maintient donc sa prise de position et ne « regrette pas » d’avoir rappelé le principe de présomption d’innocence dans le cas Depardieu. Une manière de marquer sa volonté constante de respect des principes juridiques et son attachement à un état de droit équilibré. Son message est clair: la justice doit rester le dernier rempart contre la chasse aux sorcières généralisée.

Au fil du temps, cette posture risque de lui attirer des critiques de la part des défenseurs du mouvement #MeToo, mais aussi de lui valoir le respect de ceux qui craignent une dérive « justicière » du mouvement sociétal. Pour Macron, le jeu en vaut clairement la chandelle.

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